WWE Wrestlemania XXX



Daniel Bryan a battu Randy Orton et Batista pour devenir Champion du Monde des Poids-Lourds de la WWE (Match Triple Menace)


LA NOUVELLE-ORLÉANS – Batista va devoir faire avec. Les voix de Randy Orton se sont tues dans sa tête. Et le trône corporate de Triple H va devoir se passer de sa couronne parce que Daniel Bryan – la Tête de Chèvre, le Maillon Faible, le Joueur de Seconde Ligue, le gars sorti des gymnases de lycée qui recevait un montant à deux chiffres pour ses apparitions sur la scène indie – est le nouveau Champion du Monde des Poids-Lourds de la WWE.

Peut-être, cependant, que dire qu'il n'a remporté qu'un titre (ou deux), c'est faire un euphémisme. Encouragé, comme toujours, par les légions du "Yes!" Movement qui l'ont porté jusqu'à la gloire, Bryan n'a pas seulement capturé les titres qu'il poursuivait depuis près d'un an: il s'est vengé pour tous les malheurs qui l'ont assailli depuis le début de son ascension. Il a battu le Roi des Rois sur un tombé dans le premier match de la soirée pour gagner sa place dans le match de championnat. Il a récupéré le titre de Champion de la WWE qu'on lui avait volé à SummerSlam (et revolé à Hell in a Cell) par soumission. Vue la nature du Championnat du Monde des Poids-Lourds de la WWE, il a même récupéré la ceinture de Champion du Monde des Poids-Lourds qu'il avait perdue en 18 secondes il y a deux ans, dans une abominable défaite à WrestleMania XXVIII, qui avait fini par donner naissance au Movement.

Si la fin de l'histoire ressemble à un conte de fées, le match, lui, n'avait rien d'un rêve, et ce jusqu'à la dernière seconde: affrontant deux des protégés de Triple H, Bryan s'est battu de toutes ses forces pour décrocher les ceintures. On peut dire qu'il a du se battre comme un fou pour les mériter. Orton incarne le standard de la WWE; une Superstar pour qui l'option du ring a été livrée en même temps que son premier biberon. Batista – même s'il a été reclassé par les fans de héros conquérant à une extension vivante de l'ego surdimensionné de l'Autorité – est et a toujours été moins un homme qu'une force de la nature sur un ring de catch.   

Bryan, en revanche, a toujours été l'outsider: un "joueur de seconde ligue", qui ne réussirait sûrement pas à franchir le pas, un hippie barbu qui refusait de débroussailler tout ça pour devenir le visage d'une WWE qui ne lui donnerait de toutes façons jamais une occasion de réussir. Au cours des mois qui ont précédé WrestleMania, il est devenu évident, de chicane en chicane, que Bryan ne se verrait jamais offrir le prix ultime de la même manière qu'on l'avait tendu sur un plateau à Orton. Il allait devoir se l'arracher.

Et pour résumer, c'est ce qu'il a fait.








12/04/2014

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